L’arnaque des franchises de la LAMAL

Introduction

L’assurance LAMAL assure les mêmes risques, que ce soit une assurance ou l’autre. Donc je fais l’hypothèse que vous avez été sur http://www.priminfo.ch/praemien/index.php?sprache=f pour calculer l’assurance qui est la moins chère. J’ai pris tous les modèles d’assurances.

Le but de cet article est de vous aider à choisir la franchise qui vous permettra de minimiser l’argent que vous allez dépenser.

Je peux vous donner un fichier excel pour faire vos propres calcul (Envoyez-moi un mail à gabriel.klein@nuage.ch).

Ou vous pouvez utiliser l’excellent calculateur de la FRC
http://www.frc.ch/utile-au-quotidien/calculateurs/calculateur-de-franchise-assurance-maladie/

Le calcul

Pour savoir ce qu’on dépense, on doit additionner les chiffres suivants:

  • Prime annuelle
  • Ce que vous dépensez pour votre médecin, hôpitaux, mais au maximum votre franchise. Ensuite 10% de la facture restant, jusqu’à 700.- (350.- pour les enfants).
  • A rajouter 10.-/jour pour les hôpitaux. (Qui n’est pas dans mon modèle). Le 10% peut être 20% dans certains cas.

Exemple: Vous avez une facture annuelle pour votre médecin de 5000.-, une franchise à 300.- et une prime à 289.10.-/mois.

Vous allez payer: 300.- (franchise) + 289.10 * 12.- (Primes de l’assurance) + 10% * (5000-300) (10%, jusqu’à 700.-). Donc un total de 4239.20.-

Comment choisir votre prime?

Ce qui m’intéresse, c’est combien j’aurais payé à la fin de l’année. Ce n’est pas la forme du payement.

Il y a 6 franchises pour les adultes, 300.-, 500.-, 1000.-, 1500.-, 2000.-, 2500.-

La méthodologie pour choisir votre prime:

    • Évaluez votre facture annuelle.
    • Si vous êtes au dessous de 1500.- (Enfants: 300.-), prenez la franchise maximum à 2500.- (500.-)

Si vous êtes au dessus de 2000.- (Enfants: 350.-), prenez la franchise à 300.- (0.-)

  • Les franchises entre deux vous font perdre de l’argent.

Pour avoir des chiffres plus précis (ou correspondant à votre canton), vous pouvez regarder le fichier donné tout en haut de l’article et modifier les chiffres.

Pourquoi les franchises à 500, 1000, 1500, 2000 sont mauvaises?

De nombreuse fois j’ai entendu la phrase suivante.

“Il faut que je pondère mes risques… donc je vais prendre la franchise à 1000.-, ou 1500.-”

“Je ne suis pas riche, donc je ne peut pas me permettre de prendre le risque de prendre la franchise à 2500.-“

Malheureusement ces raisonnements sont faux, le système a été construit pour vous tromper!

Pour démontrer ça, je prend les chiffres de mon village, Montpreveyres. Plus de 26 ans, sans accidents.

Franchise 300 500 1000 1500 2000 2500
Primes 289.1 278.3 251.1 217.2 196.9 182.6
x12 3469.2 3339.6 3013.2 2606.4 2362.8 2191.2
             
0 3469.2 3339.6 3013.2 2606.4 2362.8 2191.2
100 3569.2 3439.6 3113.2 2706.4 2462.8 2291.2
200 3669.2 3539.6 3213.2 2806.4 2562.8 2391.2
500 3789.2 3839.6 3513.2 3106.4 2862.8 2691.2
1000 3839.2 3889.6 4013.2 3606.4 3362.8 3191.2
1720 3911.2 3961.6 4085.2 4128.4 4082.8 3911.2
2000 3939.2 3989.6 4113.2 4156.4 4362.8 4191.2
3000 4039.2 4089.6 4213.2 4256.4 4462.8 4741.2
4000 4139.2 4189.6 4313.2 4356.4 4562.8 4841.2
5000 4239.2 4289.6 4413.2 4456.4 4662.8 4941.2
10000 4469.2 4539.6 4713.2 4806.4 5062.8 5391.2
25000 4469.2 4539.6 4713.2 s 5062.8 5391.2
100000 4469.2 4539.6 4713.2 4806.4 5062.8 5391.2

A gauche une évaluation de différentes factures annuelles maladies. En haut, les différentes franchises dont le prix est minimum. Au milieu, ce que vous allez payer.

Par exemple si je suis malade pour 0.-, je vais payer un total de 3469.20.- avec la franchise à 300.-, 2191.20.- avec la franchise à 2500.-. Je paye donc 1278.- de plus si je fais le mauvais choix.

On voit qu’au dessous de 1720.- de facture maladie, le meilleur choix est de prendre la franchise à 2500.-. A 1720.-, prendre la franchise maximum ou minimum revient au même. Au dessus, il faut prendre la franchise à 300.-

Au maximum, je vais devoir payer 4469.20.- avec la franchise à 300.-, et 5391.20.- avec la franchise à 2500.-, soit une différence de 922.- si j’ai pris la mauvaise

Une autre phrase que j’entends régulièrement:

“Je sais que je suis malade pour environ 1000.-, alors je vais prendre la franchise à 1000.-”

“J’ai atteint ma franchise, alors j’ai pris la bonne décision”.

Intuitivement on aurait tendance à penser que “pondérer ses risques” est une bonne stratégie. Mais au contraire! Prendre une franchise à 500.- car on a pour environ 500.- de maladie est la pire stratégie! Prendre une franchise à 2000.- car on a pour 2000.- de maladie aussi.

Ce n’est pas parce qu’on dépasse notre franchise qu’on est gagnant!

Si j’ai pour 1000.- de maladie, je vais payer au total 3839.20.- avec la franchise à 300.-, 4013.20 avec la franchise à 1000.-, et seulement 3191.20.- avec la franchise à 2500.-. Soit 822.- de plus a sortir de son porte-monnaie.

On a tendance à oublier qu’il faut rajouter à ce qu’on a payé pour atteindre la franchise le fait que j’ai payé mon assurance  1278.- plus chère!

On voit qu’on a un pivot avec une règle assez simple: Si je suis au dessus de 1720.- de maladie, je dois prendre la franchise à 300.-, si je suis au dessous, je dois prendre la franchise à 2500.-.

Beaucoup d’habitants ne sachant pas trop quoi choisir prennent la franchise “entre deux”. Et si on va 3-4 fois chez le médecin durant l’année, qu’on prend quelques médicaments, on a une facture d’environ 700-800.-. C’est quand on fait ce choix qu’on paye le plus cher!

Le système est construit pour nous tromper!

C’est ces différentes raisons qui me font penser que le système à été construit pour nous faire payer le maximum! Il a consciemment été construit pour faire payer un maximum les gens qui prennent des choix “à l’intuition”.

Le système est anti-social!

Si vous êtes aisé, que vous avez des coûts bas de maladie, vous allez prendre la franchise maximum.

Si vous avez de la peine à tourner – mais pas d’aides, soit vous prenez la franchise à 2500.-. En cas dur, vous devez rapidement trouver 3000.-.

Soit vous prenez une franchise médiane, et vous payez d’avance! Si vous n’êtes pas malade, vous êtes perdant avec cette stratégie!

Si vous avez peur du “risque”, suivez ma stratégie, et payez sur un compte à vous la différence entre la prime que vous payez, et la prime que vous auriez payé “intuitivement”. Utilisez cet argent au bout de quelques années pour vous faire plaisir, plutôt que de le donner à l’assurance maladie.

Cette assurance contient donc une partie de hasard qui ne devrait pas exister dans une assurance sociale! Cela pourrait facilement être fixé sans changer le système en faisant payer à tout le monde la franchise à 300.-, mais en remboursant à la fin de l’année la différence entre la franchise optimale et ce que vous avez vraiment dépensé en santé!

On peut ajouter à ça le fait que notre salaire à tendance à monter en fonction de notre âge. Hors on demande aux jeunes de payer presque autant que les vieux.

On peut voir le coût en fonction de l’âge et du sexe sur ce document.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/14/05/blank/key/05.html

A 25 ans, on coûte 3x moins cher qu’à 65 ans en moyenne. Hors les primes ne sont pas en relation avec le coût ou la capacité financière.

Pourquoi le “pivot” est intéressant?

On voit qu’au dessus de 1720.-, j’ai intérêt à prendre la franchise minimum. Au dessous j’ai intérêt à prendre la franchise maximum.

C’est très intéressant, car cela veut dire que je vais payer de ma poche les 1720.- premiers francs.

Tant que je n’ai pas atteint ces 1720.-, si je prend une franchise autre, je paye un total qui est plus élevé.

Donc la personne qui n’a pas atteint ces 1720.- de facture de santé ne peut pas être traitée de “profiteuse”! Même si elle va chez le médecin pour un rien… c’est elle qui paye sa facture.

Pour 1720.-, on peut aller toutes les deux semaines chez un médecin généraliste. Donc quand on accuse les Romands d’aller trop chez le médecin, et que c’est pour cette raison que leurs primes sont élevées, c’est nous prendre pour des idiots! On le paye de notre poche directement en plus de payer l’assurance maladie.

Une fois qu’on a dépassé ces 1720.-, on commence à moins participer au système. Mais on continue à participer aux frais des autres patients. C’est seulement à une somme d’environ 4000.- qu’on devient bénéficiaire du système!

Conclusion

Le système actuel des primes est totalement biaisé. Il a été optimiser pour être contre-intuitif. La caisse unique ne va pas changer ce modèle (on a déjà refusé ce changement), mais à l’avantage d’enlever un peu de complexité, d’être plus transparente. Ce qui nous permettra de mieux comprendre pourquoi ce système doit être changé.

Comparaison

Dans le cas de Nidwald – un des cantons ou les primes sont les moins élevées, 1270.- est le “pivot”. Si on est au dessus de ces frais médicaux par année, prendre la franchise à 300.-, sinon prendre la franchise à 2500.-. On a les mêmes effets que sur Vaud et Genève.

Franchise 300 500 1000 1500 2000 2500
Primes 202 191.1 163.7 144.3 129.4 129.4
x12 2424 2293.2 1964.4 1731.6 1552.8 1552.8
             
0 2424 2293.2 1964.4 1731.6 1552.8 1552.8
100 2524 2393.2 2064.4 1831.6 1652.8 1652.8
200 2624 2493.2 2164.4 1931.6 1752.8 1752.8
500 2744 2793.2 2464.4 2231.6 2052.8 2052.8
1000 2794 2843.2 2964.4 2731.6 2552.8 2552.8
1270 2821 2870.2 2991.4 3001.6 2822.8 2822.8
2000 2894 2943.2 3064.4 3281.6 3552.8 3552.8
3000 2994 3043.2 3164.4 3381.6 3652.8 4102.8
4000 3094 3143.2 3264.4 3481.6 3752.8 4202.8
5000 3194 3243.2 3364.4 3581.6 3852.8 4302.8
10000 3424 3493.2 3664.4 3931.6 4252.8 4752.8
25000 3424 3493.2 3664.4 3931.6 4252.8 4752.8
100000 3424 3493.2 3664.4 3931.6 4252.8 4752.8

 

Comment les outils informatiques peuvent-ils encourager la participation et la collaboration dans les associations ?

Le but de cet article est de démontrer l’utilité de certains outils informatiques et de l’amélioration qu’ils peuvent apporter, ceci particulièrement dans des associations et petites coopératives.

Introduction

Nous vivons dans un monde qui évolue extrêmement vite. Le smartphone et internet ont initié une collaboration et un changement de la société. Ce qu’on utilise régulièrement n’existait même pas quelques années en arrière.

Qui n’a pas entendu parler du téléchargement de musique et de film ? Avez-vous entendu parler de la nouvelle concurrence des taxis au travers d’Uber ?

La nouvelle économie numérique se développe rapidement et de ce fait, devient une nouvelle concurrence pour des systèmes économiques existants. Elle créée de nouvelles opportunités comme jamais vu auparavant. Facebook a été créé, il y a peine 10 ans, et plus d’un milliard de personnes l’utilisent régulièrement.

Une technologie est souvent développée par des ingénieurs, pour résoudre un problème d’ingénieurs. Cette technologie, si elle est utile, à tendance à se démocratiser et à se simplifier. Elle ne sert plus les intérêts de quelques ingénieurs, mais devient un outil utilisable par un nombre croissant de gens. Cette nouvelle technologie en simplifiant notre interaction avec notre environnement, initie un changement de société.

Nous allons voir quelques outils, ce qu’ils peuvent apporter à une association ou à une coopérative et comment ils peuvent faciliter la collaboration. Ces outils évoluent très vite et les outils proposés ici ont des alternatives qui sont aussi valables. Mon but est de proposer des outils simples, efficaces et utilisables pour un faible coût (ou gratuit). Mes choix sont basés sur mon expérience, mes propres tris et les retours de mes utilisateurs. La mise en place de certains outils n’est pas toujours triviale et peut demander une certaine connaissance technique, mais l’utilisation doit rester simple.

La technologie dans le groupe ?

Le but de la technologie est de se simplifier la vie en tant que groupe sur le long terme. La technologie doit être utile, comprise et utilisée. La majorité des outils facilitent la communication et le partage des connaissances.

La communication est utilisée dans un cadre très large. Par exemple, discuter ensemble, partager des documents, informer des membres et prendre des décisions.

Une bonne stratégie de mise en place d’une nouvelle technologie est d’observer les interactions entre les individus, comprendre les difficultés qu’ils ont pour communiquer, et proposer des solutions pour faciliter et encourager cette communication.

Par exemple, des difficultés pourraient se présenter lorsque plusieurs personnes travaillent sur les mêmes documents. Comment la technologie peut nous simplifier ce travail collaboratif ? Quel outil peut-on mettre en place pour faciliter cette collaboration ? Il faut donc trouver un outil qui permet de simplifier ce travail.

Une bonne stratégie consiste ensuite à « tester des outils » avec quelques personnes. Est-ce que l’outil leur convient, quels sont les informations dont ils ont besoin, est-ce qu’ils sont positifs par rapport à l’utilisation de cet outil ?

Une fois que l’outil a été validé par notre petit groupe d’utilisateurs, on peut, dès lors, commencer à le proposer à d’autres membres. Cela demande de la patience et beaucoup de communication.

Si une technologie mise en place ne devrait plus convenir car elle est par exemple peu utilisée ou qu’elle engendre une perte du temps, il ne faudrait donc pas hésiter à la supprimer.

Comment la technologie nous permet de mieux communiquer ?

Une association ou une coopérative est créée et développée par un travail collectif. Souvent les personnes ne sont pas rémunérées et le font par passion.

Cela veut dire, qu’il y a souvent beaucoup de personnes, qui travaillent à côté et ont des agendas chargés. La communication est donc indispensable, et de ce fait technologie peut faciliter cette communication.

On peut séparer la communication en plusieurs domaines :

Faire connaître l’association : par exemple par le biais d’un site internet.
Partager et communiquer entre membres : mail, skype, téléphone.
Communiquer avec l’extérieur : réseaux sociaux
Écouter l’extérieur : support, hotline
Manager, leader & coacher

Exposer une association ou coopérative sur Internet.

Un des moyens le plus efficace pour exposer votre association est de créer un blog. Un blog est un site internet qui est facile à mettre à jour, qui ne demande pas de grandes compétences techniques et qui permet facilement à plusieurs personnes de participer.

Un blog est formé de deux parties : une partie statique ou vous pouvez présenter votre association, les membres et votre agenda. Il y a aussi une partie plus dynamique, ou vous allez présenter des événements, ce que vous faites, des résumés de séances, et finalement l’activité de votre association ou coopérative.

La solution la plus simple à mettre en place et la plus populaire est WordPress.com. WordPress peut être installé gratuitement, mais cela demande certaines compétences techniques. Il y a possibilité d’utiliser une version gratuite pour comprendre l’outil, mais pour une association il faudra plutôt se tourner sur la version « premium » au prix d’environ CHF 100.-/an.

C’est un bon moyen d’impliquer les membres. Vous leur laissez un accès sur le site et ils peuvent modifier le contenu, ajouter des news. Une bonne approche est de tester cette manière de faire, basée sur la confiance et si vous voyez que cela ne fonctionne pas, vous pourrez éventuellement restreindre certains accès.

Les outils de collaboration

        Les groupes de diffusion

La communication est importante dans une coopérative.

L’outil que tout le monde connaît est les « mailing lists ». Vous envoyez un mail sur membres@votreassoc.com et tous les membres vont pouvoir recevoir une copie de votre mail. Cet outil demande une self-discipline, c’est-à-dire que les membres doivent utiliser cette liste afin d’informer, de communiquer de manière efficace.

C’est un excellent moyen pour montrer aux membres qu’il y a de l’activité, qu’ils sont dans une coopérative qui est dynamique. Cela peut demander quelques connaissances techniques pour la mise en place.

Il y a d’autres alternatives, par exemple WhatsApp qui permet de créer des groupes de discussions, les groupe Facebook, Google groups. La gestion de ces outils est relativement simple.

        Travailler sur des documents de manière collaborative

Il n’est pas toujours aisé de trouver du temps en commun pour travailler sur un sujet, par exemple établir un communiqué de presse ou préparer une séance, de ce fait certains outils peuvent nous faciliter ce travail.

Le premier outil gratuit se trouve sur http://piratepad.net et à été mis en place par un parti pirate pour faciliter la collaboration entre membres. Cet outil ouvre un lien qui ressemble à http://piratepad.net/ZBLfyt94HU que vous pouvez ensuite partager avec les autres membres. C’est un outil simple et rapide, qui permet de travailler sur un texte ensemble et de proposer des modifications. Le parti pirate l’utilise, par exemple, pour écrire des communiqués de presse.

Le second outil gratuit demande d’avoir un compte Google. On ouvre https://drive.google.com et on peut ensuite créer un nouveau document qui ressemble à excel, powerpoint ou word. En sélectionnant « partager » tout en haut à droite, on peut par exemple activer l’option « tout le monde avec le lien peut éditer le document ». Il suffit ensuite de partager un lien avec les autres membres prenant part à un projet et pourrons facilement collaborer sur ce document. C’est un outil qui peut être parfait pour prendre un PV à plusieurs ! Quand quelqu’un modifie le document, les autres membres verront directement ce qu’il fait et peuvent ainsi collaborer en temps réel.

Une fois que vous avez fini de collaborer sur un document, je vous suggère de le sauvegarder sur une solution de « partage de documents » (cf plus bas.)

        Communiquer et discuter

Les outils les plus standards tels que Skype et Google Talk permettent de communiquer (gratuitement), au travers d’une connexion internet.

WhatsApp est un moyen simple de s’envoyer des messages et qui permet la création de groupe ; c’est un outil qui peut remplacer le SMS et les mailing groups.

La VoIP peut être intéressante – cela permet d’avoir une ligne téléphonique qui ressemble à une ligne fixe avec une investissement très faible. Par l’installation d’un logiciel sur votre smartphone, vous pouvez communiquer en VoIP. La VoIP passe par votre connexion Internet. SipCall.ch, par exemple, permet de tester les appels entrants gratuitement. L’avantage, c’est que cette solution permet de séparer les communications professionnels et privées, tout en évitant de faire des frais.

        Wiki

Wikipedia est basé sur l’idée que n’importe quelle personne peut apporter sa propre contribution sur une plate-forme communautaire.

Gérer un wiki pour une coopérative est un moyen très simple de gérer, structurer et de collecter les informations. Vous avez plusieurs systèmes qui sont en place et qui peuvent être utilisés gratuitement. Le plus populaires est celui qui fait tourner Wikipedia : http://mediawiki.org.

        Partage et stockage de documents

Actuellement, il y a différentes méthodes pour partager des documents. Soit une secrétaire s’occupe de gérer ces documents, soit ils sont échangés par mail. Il faut avoir un stratégie de backup, sauvegarder régulièrement ses documents sur d’autre médias. Cependant, ces systèmes montrent rapidement leurs limites.

Il existe une autre approche. L’idée est que vous avez un répertoire sur votre ordinateur et quand vous modifiez un fichier, ils sera automatiquement mis à jour sur tous les ordinateurs qui sont liés à ce dossier.

L’outil le plus efficace est http://www.dropbox.com. Il est stable et marche sur de nombreuses plate-formes. Avec la version gratuite, on peut déjà gérer une bonne quantité de documents. Il faut par contre éviter de partager des vidéos, des photos, et ne pas hésiter à archiver les documents que vous n’utilisez plus.

        Un éditeur de texte gratuit

Actuellement l’éditeur pour vos documents Word et Excel est souvent Microsoft Office.

Tout le monde n’a pas forcement la dernière version, et certaines personnes n’ont même pas cet éditeur. Heureusement, il existe une alternative gratuite qui se nomme LibreOffice https://fr.libreoffice.org/. Il y a quelques limitations par rapport à Microsoft Office, mais il est largement suffisant pour la majorité des documents d’une association.

        Les systèmes de vote et de prise de décision

Il y a différents moyens de voter sur Internet. En fonction de la maturité d’une décision, différents systèmes peuvent être utilisés.

Par exemple, le « like » des commentaires sur les journaux romands, le like de Facebook, ou les outils équivalents, permettent la création et le développement d’une idée. Vous pouvez par exemple poser une question, et attendre les retours de vos membres. Cela vous aidera à développer votre décision finale.

Le « vote » ouvert sur Internet : Vous allez sur un site, et vous votez pour ou contre une décision. On peut le voir dans des votes pour voter pour le plus beau chat, la plus belle image, etc. Ce type de vote est fortement à déconseiller, sauf dans un cadre marketing et peut facilement être faussé. Ce que vous voyez dans ce type de vote est la capacité d’une personne à vendre sa solution à d’autres, à faire marcher son réseau d’amis pour soutenir sa solution et non un choix démocratique.

Le document partagé : Très simple à mettre en place, cette solution repose sur la confiance en vos membres et ne marche pas si votre vote doit être à bulletin secret. Vous pouvez par exemple ouvrir un document Google Docs, mettre le nom de tous vos membres et partager le document. Une autre solution consiste simplement à demander leur vote (par mail) et partager un résumé du résultat avec tout le monde. Une fois cette étape terminée, vous partagez le résultat avec les membres. Cet outil très simple à mettre en place, se base sur la confiance, mais sur une confiance contrôlée.

Le vote électronique : Ces solutions demandent une connaissance technique qui n’est pas forcement à la portée d’une coopérative ou association. Il y a plusieurs versions qui ont toutes leurs limites. Le vote électronique français, par exemple, ne marche pas sur tous les ordinateurs. Le vote genevois manque de transparence. Cependant, le vote électronique peut apporter beaucoup. Par exemple donner la possibilité de changer son vote, et permettre à chacun de voir si son vote à bien été pris en compte !

Une évolution intéressante du vote peut être la prise en compte du vote blanc. C’est dire : « Je ne suis pas satisfait par les solutions proposées, donc je ne peux ni dire oui, ni dire non. » ou « Je ne suis pas satisfait par les candidats actuels ». Si vous avez 45 % de oui, 45 % de non, cela veut dire qu’il faut retravaillez la proposition, et proposer une nouvelle solution. La mise en place de cette approche peut apporter beaucoup dans des processus démocratiques.

        Gestion de temps

Il y a deux outils gratuits très utile pour gérer son agenda.

http://doodle.com est un outil idéal pour trouver une date permettant à plusieurs personne de se retrouver. C’est un service gratuit qui permet d’organiser des meetings ou autre.

http://calendar.google.com permet de partager un calendrier entre plusieurs personnes. Il permet aussi de mettre ce calendrier sur un site Internet.

        GIT

GIT est actuellement utilisé par les développeurs pour partager leur code informatique (par ex. Linux). Beaucoup de produits sont développés à l’aide de GIT.

L’idée de GIT est d’avoir plusieurs vision d’un concept (code). Une autre personne peut reprendre ce concept, l’améliorer, et je peux reprendre à mon tour ces modifications. De cette manière, on a une évolution continue du concept : Chacun participe à sa vision d’un produit, d’un problème, et fait évoluer un concept dans sa globalité.

Cela reste un outil technique, mais une simplification et une utilisation dans d’autres domaines, va certainement venir ces prochaines années.

        La démocratie liquide

Le concept de démocratie liquide et des outils à l’exemple du liquide feedback, ont été mis en place par le parti pirate allemand.

En tant qu’individu, j’ai un droit de vote. Je peux déléguer ce droit de vote dans un domaine particulier à des délégués. J’ai le droit de reprendre ma voix à tout moment. Ce délégué peut à son tour attribuer ma voix à une autre personne. Ce système est basé sur la transparence.

Un des avantages est le fait qu’il n’y a plus d’élection et plus de campagne. Les gens à qui on a attribué le plus de voix, deviennent les représentants. Ils sont ainsi toujours au service du citoyen.

        L’agilité

L’agilité est une méthode venant de l’informatique, mais dont les concepts sont de plus en plus souvent utilisés dans d’autres domaines http://agilemanifesto.org/

Elle est basée sur 4 concepts :

Les individus et leurs interactions sont plus important que les processus et les outils.
Un logiciel qui fonctionne est plus important qu’une documentation exhaustive.
La collaboration avec les clients est plus important que la négociation contractuelle.
L’adaptation au changement est plus important que le suivi d’un plan.

Et 12 principes qui sont facilement trouvable sur http://agilemanifesto.org/.

Cette approche peut être généralisée aux coopérative et associations. On peut s’y inspirer pour développer des valeurs de base dans notre coopérative.

Une méthode basée sur l’agilité est Scrum (http://www.scrum.org). Cette méthode est basée sur trois piliers : la transparence, l’inspection et l’adaptation. Suivre une méthodologie basée sur Scrum évite des problèmes de communication et d’incompréhension par une méthodologie relativement simple.

La coopérative 3.0

On peut citer de nombreux projets qui reprennent les idées de la coopérative.

On peut citer par exemple l’OpenSource. L’OpenSource c’est des gens passionnés qui travaillent ensemble et permettent le plus souvent d’utiliser leur travail gratuitement. On peut citer l’exemple de Linux. Linux fait tourner la majorité des sites internet. Les téléphones android sont construits sur Linux. Votre routeur, votre télévision, votre machine à laver sont peut-être aussi basée sur ce travail collaboratif qu’est Linux. Des passionnés ont collaborés ensemble pour créer cette base utilisée de nombreux produits.

AliExpress et deal-extreme sont deux services Chinois qui me permettent d’acheter des produits directement depuis le fournisseur à un prix très bas. Au lieu d’acheter à un revendeur qui se fait fournir depuis la chine, j’achète directement depuis le producteur. Le producteur se trouvant directement en relation avec le consommateur.

On peut aussi citer Uber qui met en relation des particuliers afin de transporter des gens contre rémunération. Vous ne faîtes plus appel à un taxi, mais à un particulier.

AirBNB, HomeExchange.com, et de nombreux autres services permettent de partager notre appartement. Je vais en vacances et au lieu de payer une chambre d’hôtel, j’échange mon appartement contre celui d’un autre appartement d’un particulier. Est-ce qu’il faut facturer au consommateur les taxes de séjour ? Est-ce qu’il doit payer la TVA ? Est-ce que les hôtels face à cette nouvelle concurrence doivent continuer à payer ces taxes ?

Ces services tuent des monopoles. Ils détruisent des plans de l’économie, mais permettent de créer de nouvelles économies, de nouvelles manières de consommer. Ils développent aussi l’idée du partage et de la confiance. On teste une fois, on fait l’expérience et on remarque que finalement on est souvent mieux servi que par des systèmes classiques.

Est-ce que la coopérative 3.0 se trouve au travers de ces services ? C’est à dire une entité souvent commerciale qui permet à des gens de coopérer, d’échanger, de créer leur propre coopérative virtuelle.

Conclusion

Les outils technologiques permettent de simplifier la communication et de la faciliter. Cette technologie doit être utilisée de manière mesurée, et ne pas être une contrainte, mais un moyen de résoudre des difficultés dans une équipe.

Un des grand changement de la technologie est le partage du pouvoir. Une société est actuellement basée sur un président, secrétaire, responsable des finances – hors dans les évolutions apportées par la technologie, est le partage des connaissances et du pouvoir. Il est donc plus facile de récolter l’avis des personnes et ainsi le rôle du président sera de coacher plutôt que de décider. Un leader et une équipe motivée reste pour autant nécessaire pour que l’association ou la coopérative évolue, soit active et reste vivante.

L’autre grand changement est la prise de conscience qu’on peut avoir confiance en nos membres. Si on prend Wikipedia, leur innovation est d’avoir dit : « On peut avoir confiance envers nos participants, alors donnons-leur les outils pour participer plus facilement. » . On se base sur l’idée qu’on peut leur faire confiance, et en cas de problème, il faudra mettre des limites. L’autre approche consiste à informer des limites aux membres et les contrôler.

Cette approche doit aussi être basée sur la possibilité de revenir en arrière, et de contrôler qui fait une action. De cette manière, on peut améliorer la connaissance des gens qui font des erreurs et interdire les accès aux membres qui font délibérément des erreurs.

Quelques points sur lesquels on doit faire attention :

  • La langue reste souvent un barrage dans la communications dans les coopératives. Il n’y a actuellement pas de solution simple et idéale.
  • Tiers-monde numérique : De plus en plus de gens ont les connaissances technologiques pour utiliser des outils, surtout avec la démocratisation du mobile, mais attention à ne pas exclure les gens qui n’ont pas ces connaissances.
  • Entraînez vos utilisateurs : Un utilisateur ne va pas aimer un outil s’il n’en voit pas l’intérêt, ou qu’il n’a pas les connaissances pour l’utiliser. Il va certainement penser que l’outil est mauvais même si cela n’est pas le cas.
  • La maturité et les besoins de différents groupes n’est pas la même. Un outil très populaire dans un groupe ou une coopérative peut ne pas marcher dans un autre groupe. Adaptez vos outils !
  • KISS : Mettez en place des outils simples et qui résolvent les problèmes que vous avez et pas les problèmes que vous pensez pouvoir éventuellement avoir dans le futur.
  • Transparence : Utilisez les outils pour développer la transparence et la communication.

Un travail, même bénévole, mérite salaire. Le salaire n’est pas seulement l’argent, mais cela peut aussi inviter les membres les plus actifs à une activité, les remercier ou envoyer une lettre de remerciement avec un petit cadeau à noël.

Le F2F, face to face, soit les rendez-vous en personne, sont indispensables de temps en temps et ne sera jamais remplacé par les outils informatiques. Cela permet une certaine spontanéité, de découvrir le langage corporel des autres membres. La version plus conviviale étant le B2B (BeerToBeer)

Est-ce que les banques Suisses, et leurs clients ont été espionnées par les Etats-Unis?

Nombreuses ont été les entreprises Suisses à subir les foudres des Etats-Unis. UBS, Crédit Suisse et prochaine victime, les caisses de pensions.

Le but de cet article n’est pas de blanchir les banques… Elles ont agi de manière particulièrement stupide et doivent en assumer les conséquences. Quand votre environnement change, une société intelligente doit savoir s’adapter rapidement – or là, elles ont profité de la débâcle de l’UBS pour récupérer ses clients « toxiques » au lieu de se faire discret.

Cet article ne va pas vous donner de réponse, car je n’en ai pas! Juste parler de ce qui est technologiquement possible et d’exemples dans lesquels certains outils ont été utilisés par les États-Unis pour mettre en place une surveillance massive.

Mais on peut quand même citer Glenn Greenwald :

« Il y a en outre des indices que la NSA a espionné le système bancaire helvétique. Les services secrets américains ont montré un grand intérêt notamment aux flux monétaires, signale le journaliste américain. »

http://www.lematin.ch/monde/suisse-doit-accorder-asile-snowden-estime-journaliste/story/27940069

Revenons quelques années en arrière! Je suis les États-Unis, des avions viennent de s’abattre sur des tours. Je deviens alors parano et désire mettre en place des outils me permettant de combattre le terrorisme. C’est pour cette raison qu’a été signé le Patriot Act.
http://en.wikipedia.org/wiki/Patriot_Act et https://ethack.org/article/43/le_patriot_act_ce_n_est_pas_juste_un_nom

Le Patriot Act c’est quoi? C’est entre autre donner aux services de sécurité (NSA), sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs, d’accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises. Cela permet aux services secrets américains d’obliger les sociétés américaines à leur donner accès à tous les moyens permettant d’espionner des utilisateurs étrangers. Accès aux mails envoyés par Google, accès à vos communications Facebook, accès à vos communications Skype (dont le prix d’achat de $8.5 milliards a étonné beaucoup de professionnels…http://www.wired.com/2011/05/microsoft-buys-skype-2/ ), accès à votre ordinateur / système d’exploitation, accès à votre téléphone mobile, et la liste est encore longue!

Je suis la NSA, on me demande rapidement de trouver et prévenir d’éventuelles attaques. Quel va être ma première action? Tracer les flux financiers! C’est-à-dire mettre les banques sous écoutes.

Les banques Suisses sont une cible de choix!

www.swissinfo.ch/eng/politics/internal_affairs/Spies_target_banks_for_the_secrets_they_hold.html?cid=7493558

Première solution… pourquoi chercher trop loin. Swift est un traité entre l’union européenne et les Etats-Unis leur permettant de voir les transferts inter-banques.

http://www.spiegel.de/international/europe/nsa-spying-european-parliamentarians-call-for-swift-suspension-a-922920.html et http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Swift

Les pays offrent les informations dont j’ai besoin sur un plateau doré… pourquoi ne pas en profiter!

Deuxième solution… Travailler avec Microsoft et Apple pour intégrer dans leur système d’exploitation des chevaux de Troie permettant de tracer toutes les données.

http://fr.wikipedia.org/wiki/NSAKEYhttp://www.forbes.com/sites/erikkain/2013/12/30/the-nsa-reportedly-has-total-access-to-your-iphone/. Facile, mais cela veut dire que tous les utilisateurs vont transférer des données étranges hors de leur téléphone ou ordinateur. Ce n’est pas très discret, et il y aura toujours des gens qui vont se demander par exemple pourquoi Apple gardait l’historique du déplacement des utilisateurs…http://www.theguardian.com/technology/2011/apr/20/iphone-tracking-prompts-privacy-fears

Si Microsoft ou Apple refusent de collaborer, pourquoi ne pas utiliser un programme qui voit déjà tout ce qui passe entre votre ordinateur et Internet. On a presque tous un anti-virus à l’exemple de Norton (Symantec), et/ou un firewall. Ces outils sont, par conception, obligés de vous espionner pour voir si il n’y a pas quelque chose en train de vous attaquer – ils sont ainsi très bien placés. Mais est-ce que leur seule fonction est vraiment de vous protéger?

Troisième solution… Cette solution est théorique, et je suis certain que les Etats-Unis nous considérant comme alliés n’ont pas implémenté cette possibilité! Ils n’espionnent pas leurs alliés (ironique)!http://www.dw.de/report-nsa-spying-on-merkel-aides/a-17452381

Mon but en tant que la NSA est que la solution soit discrète et que je puisse lancer des programmes d’espionnage sans que personne s’en rende compte!

Ma première étape sera de détourner tout le trafic entre les utilisateurs et ma cible. Par exemple le Crédit Suisse! Pour y arriver j’aurais premièrement besoin de modifier les routeurs afin qu’ils fassent passer toutes les communications qui arrivent sur une banque par mes propres ordinateurs. Lorsque vous allez sur Internet, votre communication passe par plusieurs “routeurs” qui prennent ce que vous envoyez et le redirige au bon endroit. Par exemple pourquoi ne pas modifier les routeurs soit en demandant à l’entreprise qui en fabrique le plus (CISCO) de le faire, soit en installant une version alternative du logiciel qui tourne sur ces routeurs.http://pro.clubic.com/it-business/securite-et-donnees/actualite-702087-nsa-soupconnee-installe-logiciels-espions-routeurs-fabriques-usa.html et http://freedomhacker.net/2014-04-router-firmware-built-with-backdoor-vulnerability-tcp-32764-reactivated

J’ai maintenant la possibilité de voir tout ce qui arrive sur une banque, une administration Suisse! Mais tout est chiffré…

Mon second problème est de rendre cela plus discret. Envoyer pleins des paquets aux Etats-Unis, c’est pas vraiment très discret! Le plus simple est d’installer des machines qui espionnent directement en Suisse. Pas trop loin des banques! Après j’envoie régulièrement un résumé des transactions entre les clients et leur banque: cette personne a envoyé cette somme d’argent à cette autre personne.

Cette attaque a pour nom : man-in-the-middle.

Heureusement la communication est chiffrée par du HTTPS / SSL. L’idée du SSL c’est que vous avez une autorité tierce (il y a environ 500 autorités de certifications). Par exemple la plus populaire est Verisign (appartenant aussi à Symantec qui fait Norton). Ces autorités ont signé un “deal” avec par exemple Mozilla, Microsoft et Apple pour qu’elles soient considérés comme étant des partenaires de confiance. Quand vous allez sur l’UBS, vous allez être certain que vous communiquez bien avec l’UBS et non un hacker – car Verisign le certifie ! Verisign est une société Américaine, donc soumise au Patriot Act;) ( https://ethack.org/article/48/ssl_ou_l_absence_de_la_moindre_assurance )

Une solution serait d’avoir un faux certificat signé dans notre cas par Verisign. (J’utilise une approche similaire pour faire du développement: http://portswigger.net/burp/help/proxy_using.html ). Je pense discuter avec la banque, mais en fait je discute avec un serveur de la NSA (certifié par Verisign). Derrière le serveur de la NSA discute avec la banque en se faisant passer pour moi.

Je pense : Utilisateur → {internet} →https://www.ubs.com – Certifié par Verisign

En réalité : Utilisateur →{internet, Certifié par Verisign} → NSA →{internet, Certifié par Verisign} →https://www.ubs.com

SSL est un très bon moyen de vous protéger contre les hackers, mais est-ce que c’est un bon moyen de vous protéger contre les Etats? Non!

Une fois que l’on a volé ou pris des informations, surtout à vos alliés, il faut blanchir ces informations. Est-ce que le piratage des données bancaires a initié une initiative de blanchiment appelée “FATCA”? FATCA permet de légitimer les informations collectée, et de pouvoir les utiliser au niveau légal. L’espionnage permet d’évaluer les impacts, et savoir contre qui diriger ses “canons” légaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Foreign_Account_Tax_Compliance_Act

Est-ce que cela veut dire que je ne dois plus utiliser Internet ?

Non! Cela veut simplement dire qu’on doit savoir que ce qu’on fait actuellement sur Internet peut être intercepté par un État tierce. Qu’il ne peut pas utiliser ces données ouvertement. Faire par exemple un payement sur Internet reste une opération sans trop de risques. Leur but n’est pas de vous vider votre compte bancaire (pour l’instant…)

Comment fixer Internet ?

Internet est basé sur l’idée qu’on fait confiance à énormément de sociétés. Microsoft, Apple, Google, Swisscom, Cisco, Symantec (Verisign, Norton), Komodo, Amazon Web Services, …

Dans l’état actuel, Internet ne peut pas être fixé si ce n’est installer des logiciels tiers (donc faire confiance encore à d’autres sociétés). Une première étape est d’utiliser Linux, par exemplehttp://www.ubuntu.com

Marché libéral ?

Pour citer un article :

«Le fait est que la NSA cible certains secteurs qui sont souvent en concurrence avec des entreprises américaines», fait remarquer Glenn Greenwald. Il faut être très naïf, dit-il, pour croire qu’elle ne le fait pas pour obtenir des avantages économiques.

http://www.lematin.ch/monde/suisse-doit-accorder-asile-snowden-estime-journaliste/story/27940069

Il ne faut pas se faire d’illusion. Dans certains domaines « critiques » à l’exemple de la finance et des systèmes de communication, les US n’hésitent pas à tricher. Ils appellent cette triche brevets, jury populaires, sécurité nationale, évasion fiscale, etc

http://www.regards-citoyens.com/article-quand-la-nsa-pipe-les-des-ce-que-les-tres-grandes-oreilles-de-washington-conferent-comme-pouvoirs-120733910.html

On peut parler d’Huawei qui ne peut plus vendre aux Etats-Unis pour « risque à la sécurité ». Les Etats-Unis avaient vivement déconseillé à leur alliés d’utiliser les produits d’Huawei. Est-ce que c’était pour pourvoir continuer à les espionner ?

http://spectrum.ieee.org/tech-talk/computing/hardware/us-suspicions-of-chinas-huawei-based-partly-on-nsas-own-spy-tricks

http://gizmodo.com/5932204/should-the-world-be-scared-of-huawei

On peut parler des cartes biaisées entre Samsung et Apple par les Etats-Unis avec des brevets utilisés comme arme pour faire du protectionnisme biaisé.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/proces-apple-samsung-les-zones-d-ombres-du-verdict_1339203.html

Et est-ce que les attaques contre les banques Suisse n’ont pas pour but de les faire sortir du marché Américain ? La finance étant un secteur « critique » pour les USA.

Conclusion

On a vu:

  • Que les États-Unis ont le besoin de mettre les banques Suisse sous écoute.
  • Qu’ils en ont la possibilité technique avec la complicité de sociétés américaines.
  • Que les sociétés américaines sont obligées de participer (Patriot Act)
  • Que les États-Unis ne peuvent pas utiliser d’éventuelles données collectées ouvertement. Ils doivent « blanchir » les données. Ce qu’ils font au travers de traités comme FATCA.
  • Que les États-Unis sont particulièrement virulents contre les banques Suisses, comme s’ils avaient des informations évaluant les “dommages”.

En résumé pas de preuves directes… mais des éléments qui concordent.

Pourquoi cela nous touche aussi?

  • Car on risque de devoir passer à la caisse au travers de l’État… pour renflouer des banques.
  • Car on risque de devoir passer à la caisse directement au travers de nos comptes bancaires, de taux d’intérêts moins attractifs.
  • Car les banques peuvent déduire les amendes de leurs impôts – donc c’est des centaines de millions qu’il faudra financer autrement.
  • Les USA attaquent aussi les banques cantonales, donc l’actionnaire principal est les cantons. Qui dit pertes dans les banques cantonales dit potentiellement augmentation des impôts cantonaux.
  • Car certains fonds de pensions Suisse vont devoir payer des amendes, donc être renfloués ou payer moins d’argent à des individus en Suisse.
  • Car il y a nombre de Suisses qui ont aussi la nationalité américaine et qui ne peuvent plus ouvrir de comptes dans leur propre pays!

Note

Merci aux quelques personnes qui m’ont donné un retour sur le texte!

HTTPS / SSL partout ?

Une questions qui revient souvent c’est: est-ce que je dois mettre tout mon site en SSL / HTTPS?

Si vous avez un certificat SSL, la réponse est simple: oui! Si vous avez une petite société, vous pouvez avoir un certificat pour moins de 200.- / an.

Si vous vendez des objets, gérez des données d’utilisateur, sécurisez tout avec du https! Y compris (et surtout) quand vous avez une API.

Pourquoi?

Parce que vous aimez que votre site marche sans problèmes! En effet j’ai vu nombre de sites qui gèrent mal le mélange http, https. Un des problèmes les plus courant étant l’insertion de contenu non sécurisé dans des pages “sécurisées” (on voit ensuite un cadenas cassé). Si votre site est entièrement sur du https, ce sera plus simple de voir et éviter des problèmes.

Parce que la vitesse des machines à évoluée et que vos utilisateurs ont des vitesses plus rapide qu’avant! Il y a une idée que SSL ralenti les sites, c’est vrai, mais c’est négligeable.

Car tout le monde le fait… C’était un argument de l’époque pour justifier un site mélangé http, https. Maintenant les “leaders” ont des sites sécurisés: Google, Twitter, facebook, etc!

Un des problèmes était le manque de support d’https par les moteurs de recherche. (SEO). Maintenant les moteurs de recherche sont tout à fait capable de gérer correctement https.

Car la qualité et sécurité est importante pour vous! Et le secret de la qualité, c’est la simplicité. Si vous mélangez un site sécurisé avec un site non sécurisé, vous rajoutez une raison de plus d’avoir des bugs!

Parce que la NSA est passée par la! Rien n’empêche la NSA de mettre un certificat “tierce”, avec environ 500 “autorités de certification”. Mais autant ne pas leur faciliter la tâche…. Si vous avez une certificat, autant l’utiliser.

Vous allez trouver nombre de posts qui disent le contraire… mais ces posts datent de plusieurs années en arrière, ou on été recopiés d’autres posts.

L’implémentation

Si vous prenez un certificat “wildcard”, vous avez la possibilité de sécurisé plusieurs sous-domaines. Par exemple api.nuage.ch, test-api.nuage.ch, www.nuage.ch. Ils sont un peu plus cher, mais cela reste négligeable par rapport au temps que va passer votre employé pour le configurer. Attention, vous n’aurez pas la petite icône verte disant que votre site est 100% sécurisé… mais c’est un peu du marketing.

Personnellement j’ai pris http://www.rapidssl.com/buy-ssl/wildcard-ssl-certificate/index.html – StartSSL semble pas mal non plus… https://www.startssl.com/?app=39

Sur APACHE2, j’ai la règle suivante.

<VirtualHost *>

ServerName api.mydomain.com

# We redirect to https
RewriteEngine On
RewriteCond %{HTTP:X-Forwarded-Proto} !https
RewriteRule ^/(.*) https://%{SERVER_NAME}/$1 [L,R]

….

</VirtualHost>

Tous les appels non sécurisés seront redirigé sur la version sécurisée du site.

Pourquoi pas du SSL sur ce site alors?

Bonne question 🙂

Android JNI, problem with libraries

The goal of this article is to explain how to support “shorcuts” in libraries on Android.

On Linux you have this type of structure
* /lib/x86_64-linux-gnu/libusb-1.0.so -> Link to libusb-1.0.so.0
* /lib/x86_64-linux-gnu/libusb-1.0.so.0 -> Link to libusb-1.0.so.0.1.0
* /lib/x86_64-linux-gnu/libusb-1.0.so.0.1.0

I need to support some libraries using this naming convention: x.so.4, where you have the version of the library at the end of the library. When you have multiple libraries and call between the different libraries, you need to be able to support *.so.version.

The problem with android is that you can only deploy a library like {something}.so. You cannot deploy {something}.so.version

As an example liba.so.4, need access to libb.so.5. If you only have liba.so and libb.so, you cannot find libb.so.5.

The secret is to create a symlink on deployement.

Phase 1

Add to your project the libs you want to support. Just install the *.so file: Example: libusb-0.1.so. Take care of copying the real version of the lib in your project, not the shortcut.

As an example, if you only support “armabi”, you can copy them into /libs/armeabi/

Phase 2

Create a static enumeration of the libraries

private static String LIBS[] = new String[] { "libusb-0.1.so.4",
"libiconv.so.2", ...};

Phase 3

Create the symlinks and Load the libraries

private static boolean isLibInit = false;

private void initLib(Activity activity) throws IOException {

if (isLibInit) {
return;
}

File pathLib = new File(activity.getApplicationInfo().nativeLibraryDir);
File pathDest = new File(activity.getFilesDir(), "lnlib");
pathDest.mkdirs();

// We only have the ".so" libs => we need to create a symlink to the
// .so.3, .so.1 name!
// It's what this loop does!
{

for (String f : LIBS) {
int p = f.lastIndexOf(".so.");
if (p >= 0) {

String orf = f.substring(0, p + 3);

File src = new File(pathLib, orf);
File dest = new File(pathDest, f);

if (!dest.exists()) {
Process proc = Runtime.getRuntime().exec(
new String[] { "ln", "-s",
src.getAbsolutePath(),
dest.getAbsolutePath() });
try {
proc.waitFor();
} catch (Throwable t) {
t.printStackTrace();
}

}

}
}

}

// Load libs
for (String f : LIBS) {
File dest = new File(pathDest, f);
System.load(dest.getAbsolutePath());
}

isLibInit = true;
}

Just call this method before accessing the libraries, and you are done!

Android connected to Arduino

The goal of this article is to explain how you can easily communicate between an Android application and an arduino board.
It’s a good way to quickly prototype some stuff to connect some electronic to Internet!

2014-03-06 00.36.30

Prerequisites
– You need to be able to write a simple program on your ardunio.
– You need to be able to write a simple application for android.
– You need an android phone that support USB OTG mode.

Please note that the code is not “clean”. My goal was just to create a simple demo.
You can download the code here: AndroidArduino.tar. My code is totally free to use if you remove any references to my name.

It’s not the only solution. You can implement a USB protocol on the device. Another way is to use an external serial module or some bluetooth adapters.

Shopping time!

Cost: ~$25 + mobile phone.

You can use your own stuff, but the samples work with the following material on DX.com. Please note that the average delivery time is 4-6 weeks. If you buy for less than $50, you don’t have to pay taxes in Switzerland.

Connect a USB cable to your phone
http://dx.com/p/micro-usb-on-the-go-host-otg-adapter-pair-50774

A USB to TTL port to communicate with arduino using USB port.
http://dx.com/p/ftdi-basic-breakout-arduino-usb-to-ttl-upload-tool-for-mwc-black-142041

Arduino Micro-Controller
http://dx.com/p/new-version-pro-mini-atmega328p-microcontroller-board-white-173878

A RGB LED controller
http://dx.com/p/keyes-5050-rgb-led-module-for-offical-arduino-products-red-silver-232073

A temperature sensor
http://dx.com/p/ds18b20-digital-temperature-sensor-module-for-arduino-55-125-c-135047

You may want to buy
Breadboard
http://dx.com/p/840-point-solderless-breadboard-118355
A nice kit
http://dx.com/p/arduno-37-in-1-sensor-module-kit-black-142834
Wires
http://dx.com/p/male-to-female-dupont-breadboard-jumper-wires-for-arduino-40-piece-pack-20cm-length-146935

Build the stuff

If you want to use my code sample:

Connect the RGB led:
* – Connect red to pin 5
* – Connect green to pin 6
* – Connect blue to pin 7
* – Connect V to VCC

Connect temperature sensor to:
* – S to pin 12
* – Middle pin to VCC
* – Pin “-” to GND

Connect the programmer to the device and burn my firmware. You should see a red, green and blue “lightshow”.

Connect the USB port to the OTG adapter.

Install my application on the phone, connect the device to the phone and you will be able to communicate between the phone and the arduino using the USB port of your phone and a serial protocol.

You can get the temperature of the device on your phone. You can set the level of the leds.

You will see the battery of the phone going down really fast 🙂 You can install a powered USB hub, but it doesn’t work on every phone.

On the Ardunio side

You need to include #include <HardwareSerial.h>

In setup(), set the speed of the serial port
void setup() {
Serial.begin(9600);
….
}

in loop()
int r = Serial.read();
if (r != -1) { <– If we have received something
if (r == ‘x’) {  <– If we have received the char  ‘x’.

}
}

Send some char back
Serial.print(“XXXX”);

It’s really easy to communicate using the serial port on the arduino part.

In “tools -> serial port” of the development kit, you can communicate with your device and test that you communication protocol is working as expected  before testing on the phone.

On the Android side

You can see the documentation here:
developer.android.com/guide/topics/connectivity/usb/host.html

In my activity, I start the communication with the serial port.
private Ardunio ardunio;

arduino = new Arduino(this) {

“Arduino” is an abstract class in a thread. I instantiate the class and implement the abstract method in my activity.
@Override
public void info(final String txt) {
runOnUiThread(new Runnable() {
@Override
public void run() {
t.setText(txt);
}
});
}
};

In my Activity, I start / stop a thread that communicate with the Ardunio.

@Override
public void onPause() { super.onPause();
ardunio.shutdown();
}

@Override
protected void onResume() { super.onResume();
ardunio.start();
}

I use the library provided by FTDI to interact with the device. FTDI is the manufacturer of most popular USB<->Serial chips.
private final D2xxManager ftD2xx;

Open the first FTDI device
int cntDev = ftD2xx.createDeviceInfoList(activity);
if (cntDev >= 1) {
FT_Device dev = ftD2xx.openByIndex(activity, 0);
…..
dev.setBaudRate(9600);

Read what is on the serial port. Timeout after 0.2 seconds. Please note that I read one character at a time – the FTDI implementation seams to have a bug if you read more than one character at a time…
int c = 1;
while (c > 0) {
c = dev.read(b, 1, 200);
if (c > 0)
buff.append((char) b[0]);
}

I can send something to the serial port using
String s = “r” + this.r + “g” + this.g + “b”+ this.b;
dev.write(s.getBytes());

Don’t hesitate to see my code to understand the details and some “tips” that are not included in this article!

InovAgil, a new way to create content

InovAgil

You are free to share a link to this post on other sites.

It’s the description of my Startup idea for my EMBA: MoT.epfl.ch.

As I have not been able to create a group around this idea, I share it on my blog. If you are interested to create something, please contact me.

Short and example

How can we create a platform to create movies or musics using a collaborative approach?

Note: This example is not exactly what is described in the following chapters as my idea is still evolving.

I start a project called: “Romantic song under the Snow”.

I write some lyrics associated to this song, I ask my friends on Facebook to give a feedback. Some of my friends decide to change some words, write some missing part.

I write a music associated to these lyrics. One of my friend who is a good piano player records a music and share this music with me. A girl that I don’t know with an amazing voice decide to sing on top of this music and share the result with my project.

We receive some feedback, some people love it, many people don’t like some part and propose another thing that are even better. We improve the result.

Another guy decide to share a strong music, but I don’t really like the content. He decides to “clone the project” and do his own creation.

At the end we decide that the project is good enough, we close the project and people start to share the content on different platforms. Another guy took the content, make a project on his own, and made a funny version, another guy mixed different project to do a strange mix, but many people seams to like it.

The problem

Open-source, collaborative innovation and creation is hard without a structure that facilitate  discussion, project management, team creation, leadership and social rewarding.
We have seen an increased popularity in framework and projects that facilitate collaborative creation and sharing. The most popular is probably Wikipedia, the free Encyclopedia co-authored by millions of users. KickStarter.com, a way to crowd finance Startups and product creation. Facebook, the popular social collaborative environment where you share and co-create your life. Paper.li, where you not only read, but create and publish newspapers. That’s just a small part of the services that are created around this idea of collaborative innovation.

Furthermore, there is no easily accessible web platform for collaborative media creation that would enable users to easily create collaboratives movies, musics and books.

The solution

A new way of creating movies, musics and books by facilitating creation, team organization, social rewarding and enabling the consumer to be an owner, actor and
collaborator in the creation process of this media.

InovAgil is an interactive platform where consumers are participants in the different phases of the creation of a media. Our platform will empower people to create a team around a project, help them to organize the work and support them to share and monetize this work. This solution will focus on giving tools to people to collaborate as a team, share and reward the work of the members through social networks to encourage other people to praise and join a project. The project will be owned by all the participants.

The innovation: Empower consumers to be creator and take an active part in the creation
of movies, musics and books. They are socially rewarded through visibility of their work and exposure on social networks.

The innovation of InovAgil compared to existing models

● Watchers, Readers and Listeners can now be active actors in the creation of movies,
musics and books, the consumer is now the producer.

● We provide an agile base to facilitate the work of different people, we are facilitators not
producers.

● Everyone can take part in the creation of a movie, music, or book, improve, mix, change,
we encourage crowd creation versus personal ownership.

● No complete and dominant platforms to facilitate the creation of movies, musics and
books. We will be integrated with social networks to encourage collaborative creation
and social rewards of active members.

● We encourage remixing and remastering. Projects and part of the project can be
remixed, reused and improved.The Market: A big part of the 1 billion users that are using social networks and Internet.

Everyone with an Internet connexion and interest in medias can take part in the creation of a movie, music or book. You can review a scenario, write some music, work on a translation, write a chapter, watch and share a media, work on special effects, or be an actor of a movie.

Many people spend more than 50 hours per month in front of a television, if 10% of the potential users spend 2%, so 1 hour per month of their time creating content instead, we can expect a creative time of 100 millions hours per months. It’s similar to the budget of 5-10 Avatar movies per months.

Revenue generation

Advertisement, sale product licences to corporate environment, fundraising, derivative products.

InovAgil will be available in two versions:

● InovAgil Free Edition

This edition will be totally free, but the work will be public and under a creative commons
licence. Everyone can participate in the different phases of a project. We will make money by having advertisements on the site and fundraising campaigns. You can support a movie by giving money as an individual or as a brand. Part of this money will be shared between us and the creators of the project. We will insert advertisement in movies and books. Our team can sell derivative products based on the movie, organize events to meet the creators and find alternate way to make money.

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employees to create medias but don’t want the result to be visible and open-source.

These customers will pay a fee based on the type, duration and number of projects. We will have specific paid services like distribution of a media.

References

An interesting article about the success of “GangNam style“. “Some commentators attribute the video’s success in part to the many parodies spawned by Psy’s original. “

Energie nucléaire, les vrais coûts

German: Kernkraftwerke und Energiewende (Danke Max Ursin!)

Le but de cet article est d’analyser un peu les chiffres et documents donnés par l’OFEN.

Je me suis basé sur les documents que l’on trouve sur leur site: http://www.bfe.admin.ch/entsorgungsfonds/01474/index.html?lang=fr

Je me intéressé principalement à l’argent qui a été mis de côté pour démanteler les centrales. Il y a deux fonds.

Les fonds pour le démantèlement

Créé en 1984, le fonds de désaffectation pour les installations nucléaires a pour fonction d’assurer le financement de la désaffectation et du démantèlement des installations nucléaires mises hors service ainsi que le financement de la gestion des déchets ainsi produits.

Les coûts de désaffectation doivent être intégralement couverts par le fonds.

Créé en 2000, le fonds de gestion des déchets radioactifs provenant des centrales nucléaires a pour but de couvrir les coûts de gestion des déchets d’exploitation et des éléments combustibles irradiés après la mise hors service d’une centrale nucléaire.

A propos des centrales en Suisse

La durée maximum d’exploitation a été augmentée à 50 ans en 2008.

Avec le coût de démantèlement.

Beznau I en 1969-2019 6000 GWh (Axpo) 4,933 milliards.
Beznau II 1972-2022
Mühleberg 1972-2022 (BKW FMB Energie) 2’900 GWh, 2,321 milliards.
Gösgen serait fermée en 2029 (Alpiq, Axpo, ville de Zurich) 8’000 GWh 5,734 milliards.
Leibstadt en 1984-2034 (Alpiq, Axpo) 9’500 GWh 5,860 milliards
Zwillag 0,095 milliards

Qui fait partie de la commission

C’est toujours intéressant de voir les décideurs!

Administration

M. Walter Steinmann, directeur de l’Office fédéral de l’énergie, président
M. K. Rohrbach, BKW FMB Energie SA, vice-président
M. R. Bösch, Axpo Holding AG
M. R. Cron
Mme J. Demierre
M. St. W. Döhler, Axpo Holding AG
M. U. Eggenberger, Admin. fédérale des finances
M. R. Hengartner
M. M. Plaschy, Alpiq Holding AG

Qui pilote et s’occupe de la surveillance des coûts.

M. R. Cron, présidence (encore!)
M. F. Altdorfer, IFSN
Mme J. Demierre (encore!)
M. Dr. P. Hänggi, swissnuclear
M. J. Rodriguez, Office fédéral de l’énergie
M. M. Spicher, Secrétariat d’État à l’économie (seco)
M. T. Williams, Axpo AG
M. P. Zuidema, Nagra

Beaucoup de conflits d’intérêts, il y a trop de gens qui ont intérêts à minimiser ce fond!

Évaluation des coûts

En citant “Faktenblat_2_24_November_2011_franz_verabschiedet.pdf”

>> “Coûts selon la meilleure estimation («best estimate») Pour le calcul des coûts, on se réfère aux coûts dits «best-estimate». Ceux-ci désignent les dépenses calculées à partir d’un concept technico-scientifique clair, détaillé, délimité dans le temps et défini en fonction de la situation la plus récente. Les coûts sont estimés en toute conscience et prudence, avec expertise et sans marge de sécurité selon les prix du marché actuels (coûts «overnight» ou au jour le jour).”

>> “Grâce au réexamen et à l’actualisation périodiques – en fonction des prix du marché – des coûts de désaffectation et de gestion des déchets, il est tenu compte du fait que les dépenses ne surviendront que dans quelques décennies. Cette approche permet par ailleurs de valoriser les connaissances toujours plus élaborées qui sont obtenues au gré de l’exploitation des mines et de la construction de tunnels, en vue de l’aménagement futur des dépôts de stockage en couches géologiques profondes.”

Je lis: On minimise les coûts sachant que la technologie va évoluer! Est-ce qu’on peut vérifier cette hypothèse?

Un autre point intéressant:
“…à la phase d’observation, fixée à 50 ans, d’un dépôt géologique en profondeur”

Et après on fait quoi? En s’en balance car ce sera plus vraiment notre problème étant donné les les décideurs seront certainement plus en vie! Il y a plus d’argent pour contrôler et gérer nos déchets?

Quelques chiffres

Coûts de désaffectation, suivi des coûts de gestion des déchets

Beznau I + II: 809 + 4’124 = 4’933 mio
Gösgen: 663 + 5’071 = 5’734 mio
Leibstadt: 920 + 4’940 = 5’860 mio
Mühleberg: 487 + 1’834 = 2’321 mio
(Zwillag: 95 + 0 = 95)

La rien à redire! On peut penser que les prix sont justes par rapport à d’autres sources d’informations.

Plus intéressant, la contribution annuelle
Beznau I + II: 20.8 + 38.2 = 59
Gösgen: 10.4 + 29.5 = 39.9
Leibstadt: 14.1 + 40.9 = 55
Mühleberg: 13.1 + 19.6 = 32.7
(Zwillag: 2.2)

Je cite
“Le calcul des coûts et la fixation des contributions prévus par l’OFDG sont conçus de manière à garantir qu’au moment de la mise hors service d’une centrale, celle-ci s’est acquittée de tous les montants qu’elle était tenue de verser, les dépenses totales pour la désaffection et pour la gestion des déchets radioactifs après la mise hors service des centrales nucléaires”

La rien à redire, ça a l’air honnête.

Allez amusant-nous! Multiplions cette somme par la durée de vie des centrales! (50 ans)

Beznau I + II: 59 * 50 = 2950 mio
Gösgen: 39.9 * 50 = 1995 mio
Leibstadt: 55 * 50 = 2750 mio
Mühleberg: 32.7 * 50 = 1635 mio

Il y a pas quelque chose qui vous surprend!!?

Beznau I + II: Financé sur 50 ans 2950 mio, coûts 4’933 mio
Gösgen: Financé sur 50 ans 1995 mio, coûts 5’734 mio
Leibstadt: Financé sur 50 ans 2750 mio, coûts 5’860 mio
Mühleberg: Financé sur 50 ans 1635 mio, coûts 2’321 mio

Oui vous lisez bien!! On ne finance pas le démantèlement avec cette somme!!!

Et je suis en plus très très généreux avec les 50 ans, car le fond n’a quasiment pas été alimenté quand certaines centrales arrivent en fin de vie.

Soyons sérieux maintenant! Et prenons des chiffres plus réalistes.

En fin 2011 le fond était formé de

1‘336 + 2‘824 mio (Oui c’est sérieux!! Z_Informatio_ûber_die_Finanzergebnisse_2._Quartal_2012_franz.pdf)

Redistribuons cette somme sur les différentes centrales.
Beznau I en 1969-2019: ferme dans 7 ans
Beznau II 1972-2022: ferme dans 10 ans
Mühleberg 1972-2022: ferme dans 10 ans, ou en mi-2013 sous ordre du tribunal fédéral!
Gösgen serait fermée en 2029: ferme dans 17 ans
Leibstadt en 1984-2034: ferme dans 22 ans

Sur Jahresbericht2011_EntsF_verabschiedet_der_Kommission_23._Mai_2012_definitiv.pdf

On peut avoir une idée de la distribution des 1‘336 + 2‘824 mio par centrales. (6.2)

Observez d’ailleurs les étranges ‘0’ sur ce document! Ils ont rien versé au fond!! Probablement à cause des intérêts du fond…. ou mon allemand est trop mauvais.

Si on redistribue les 1‘336 + 2‘824 mio = 4160 mio de manière proportionnelle.

Beznau I + Beznau II: Payé: 1399 mio
Mühleberg: Payé: 1192 mio
Gösgen: Payé: 1024 mio
Leibstadt: Payé: 534 mio

N’est pas compté les taux d’intérêts qui étaient d’ailleurs négatifs en 2011.

Donc il reste à payer

Beznau I + II: coûts 4’933 – 1399 mio = 3534 mio à financer en 9 ans
Gösgen: 5’734 – 1024 mio = 4710 mio à financer en 17 ans
Leibstadt: 5’860 – 534 mio = 5326 mio à financer en 22 ans
Mühleberg: 2’321 -1192 mio = 1129 mio à financer en 10 ans (ou en 1 année…)

Rappel: Les 50 ans maximum de vie de la centrale sont la durée maximum sur laquelle ce fond est calculé! Décision du conseil fédéral de fermer la centrale ou non!

Donc en théorie

Beznau I + II: coûts 4’933 – 1399 mio = 3534 mio à financer en 9 ans
Gösgen: 5’734 – 1024 mio = 4710 mio à financer en 17 ans
Leibstadt: 5’860 – 534 mio = 5326 mio à financer en 22 ans
Mühleberg: 2’321 -1192 mio = 1129 mio à financer en 10 ans (ou en 1 année…)

Beznau I + II: 3534/9 = 393 mio/an
Gösgen: 4710/17 = 277 mio/an
Leibstadt: 5326/22 = 242 mio/an
Mühleberg: 1129/10 = 113 mio/an (ou 1129 mio/an en prenant la décision du tribunal fédéral)
(Attention cette somme est sur-évaluée étant donné qu’il y a des taux d’intérêts)

A comparer à la contribution annuelle
Beznau I + II: 59 mio/an => 15% de ce qu’ils devraient payer!
Gösgen: 39.9 mio/an => 14% de ce qu’ils devraient payer!
Leibstadt: 54.5 mio/an => 23% de ce qu’ils devraient payer!
Mühleberg: 32.7 mio/an => 29% de ce qu’ils devraient payer!

On peut maintenant calculer le prix par Kwh (Vendu ~10 centimes pour l’énergie + 10 centimes pour le transport)

Beznau I + II: Produit 6000 GWh / an <- Faut trouver 393 mio/an
Gösgen: Produit 8’000 GWh / an <- Faut trouver 277 mio/an
Leibstadt: Produit 9’500 GWh / an <- Faut trouver 242 mio/an
Mühleberg: Produit 2’900 GWh / an <- Faut trouver 113 mio/an (ou 1129 mio)

Donc le démantèlement (et seulement le démantèlement) devrait coûter par Kwh:
Beznau I + II: Donc 6.6 ct/Kwh + combustible, frais, etc..
Gösgen: Donc 3.5 ct/Kwh + combustible, frais, etc..
Leibstadt: Donc 2.5 ct/Kwh + combustible, frais, etc..
Mühleberg: Donc 3.9 ct/Kwh + combustible, frais, etc.. ou 39ct/an étant donné qu’ils doivent fermer mi-2013 selon le tribunal fédéral.

* A cela il faut rajouter les autres frais, ce n’est que les coûts pour le démantèlement!! Ajoutez l’achat du combustible nucléaire, amortissements pour la construction de la centrale, les réparations, les employés, les contrôles, etc… *

Et la on comprends mieux pourquoi économiesuisse annonce une multiplication du coût de l’énergie de 2.5… et oui cette dette du nucléaire faut bien la payer d’une manière ou de l’autre.

“Une étude officielle américaine de janvier 2010 (NREL) constate le coût actuel moyen du kWh éolien terrestre : 7 ct/kWh”. Ceci est à comparer avec les 7 ct/KWh de Beznau rien que pour provisionner le démantèlement!

Les éoliennes dans le Jorat (http://www.eoljorat.ch/) sont évaluées à 10ct/Kwh.

Reste que si on me vend de l’énergie nucléaires à 30ct/KWh, je vais peut-être me mettre avec mes voisins pour construire nos éolienne à 10ct/Kwh…. L’énergie solaire est annoncée à 27ct/KWh pour 2013 (actuellement à 34ct/KWh).

Il y a beaucoup d’imprécisions sur cette analyse basée sur les données de l’OFEN.
Mais l’ordre de grandeur devrait jouer!

Il y a une habitude consistant à socialiser les dettes – donc les faire payer par vos impôts, et privatiser les bénéfices!! (Après on s’étonne des dettes de certains pays…)

Et je ne me base que sur les documents officiels de l’OFEN!

[Update 16 octobre]

Quelque commentaires d’un spécialiste (D’un parti de droite)
– La sous-évaluation des coûts sera très sûrement plus importante que prévu (c.f. les débuts en France et en Angleterre; car le problème à estimer ces coûts est que… jamais aucune centrale n’a été démantelée – exception de celle de Lucens, mais c’est un cas particulier).
– Dès lors, le fond de compensation ne suffira jamais. (Ce n’est pas pour rien que certains, comme Recordon, propose de ne pas démanteler les centrales mais de les arrêter et utiliser pour le dépôts de déchets: ça coûterait trop cher à nettoyer). Et que c’est très certainement le contribuable qui passera à la caisse.
– Reste que ses conclusions sur economiesuisse sont fausses: le coûts de l’électricité va monter parce qu’on va progressivement passer du nucléaire au renouvelable, et que la 2e coûte (encore) plus cher à la production.
GK: Mais la je ne suis pas d’accord! On verra le vrai coût d’EolJorat dans quelques années les études de 10ct/KWh étant faites aux Etats-Unis.
– Pour autant, il ne faut néanmoins pas oublier que le nucléaire est subventionné, et que le prix au kW/H du nucléaire devrait coûter plus que les 5 centimes actuels (C.f. Rapport Weinmann – http://www.securiteenergetique.ch/etude_w.php#)

[Update 17 octobre]

BKW-FMB (Mühleberg) se met sous forme de holding en 2011.

Ce que cela veut dire: Une société mère qui gère des filiales.

La société mère n’est pas responsable des dettes des sociétés filles selon les informations que l’on m’a données.

En gros si une des filiales fait faillite, la société mère ne doit pas gérer ni assumer les dettes de la société fille. Imaginons une branche “exploitation Mühleberg”, qui tout à coup fasse faillite car ils ne peuvent plus provisionner le démontage d’une centrale nucléaire.

Socialisation / Étatisation des dettes!

Note: Une bonne partie appartient au canton de Berne (52,9%), 20% des actions sont en mains du fournisseur allemand d’électricité E.ON et le reste est librement négocié. (lien)

[Update 22 octobre]

Quelques erreurs, ont été corrigées

Pirate Bay owned by Suisa

Pirate Bay owned by Suisa

Voila un article qui se veut polémique, mais dans le fond a une certaine logique!

L’idée est sortie d’une discussion lors d’une table ronde sur la culture.

Les gens étaient fatigués, “brain-washed”, donc aussi prêt à écouter des choses non conventionnelles. Une des idées était que la Suisa propose une plateforme similaire à “pirate bay”, mais réservée à la Suisse.

Quoi?? Le représentant des majors qui ouvre une plateforme laissant les gens pirater?? Mais t’es fou toi! Jamais!!

Mais finalement pourquoi pas?

A mes yeux, le but de la Suisa est permettre à l’artiste de vivre de sa passion, donc de lui donner de l’argent afin qu’il puisse vivre dignement de son art. Le but n’est pas de défendre un “business model”, c’est-à-dire récompenser les intermédiaires à l’exemple des lois presque imposées par les pays anglo-saxon, mais mettre en avant principalement l’artiste, le créateur.

Pour y arriver on met en place ou on renforce des outils législatifs, on essayer de contrôler. On met en place des punitions disproportionnées. On vous coupe votre connexion Internet.  Les gens trouvent simplement d’autres manières de partager.

Pourquoi ne pas mettre en place une plateforme d’échange gérée par la Suisa? Un “Pirate Bay by Suisa”.

L’avantage de cette plateforme c’est qu’elle permettrait de donner les revenus aux artistes (et non a un Kim Dotcom…), elle permettrait aussi de contrôler le contenu et encourager la personne qui télécharge à récompenser l’artiste pour son travail! Les plateformes permettant le chargement d’œuvres ont un “business model” qui leur permet de faire BEAUCOUP d’argent, pourquoi ne pas “pirater” leur idées afin que cet argent finisse dans la poche de l’artiste?

Contrôler le piratage

Depuis une éternité, soit quelques dizaines d’année, l’industrie autours des médias, les “majors“, essaye d’interdire le piratage.

Une nouvelle technologie arrive, elle se fait attaquer par les “majors”, elle se fait ensuite remplacer par une autre technologie, et ainsi de suite. Internet Pirate Will Always Win!

Le copieur de cassettes, le graveur de CD, les newsgroups et serveurs FTP, IRC gratuits, Napster (P2P centralisé), BitTorrent (P2P décentralisé), les News Groups payants, le streaming, le filesharing (Megaupload), l’échange physique.

Ce qui est intéressant, c’est que plus la technologie se fait attaquer, plus elle évolue, plus il y a aussi des intermédiaires qui se font de l’argent dessus qui devrait revenir aux artistes. On attaque au niveau légal, les gens utilisent d’autres plateformes. Ils payent même pour accéder à des contenus!

L’étape suivante est un retour à l’échange en main propres.Et la il n’y a plus de contrôle possible, sauf ajouter un espion sur votre lecteur MP3, votre téléphone… NFC, Wi-Fi Direct, PirateBox, VPN. Le réseau Internet devient trop dangereux, alors on utilise un réseau déconnecté!

Est-ce que c’est à l’argent “public” de financer la lutte contre le piratage? Pour prendre un exemple Hadopi en France coute aux collectivités publiques plusieurs dizaines de millions, est-ce que c’est normal que vos impôts soient utilisés pour vous punir?

On arrive au point ou le “fan” d’un artiste se retrouve puni par un groupe qui représente l’artiste. Les gens qui participent au succès d’un musicien, aiment son œuvre, son art, se retrouve avec une étiquette d’ennemi!

Les DRM et la qualité du service

J’ai rendu un service très intéressant il y a quelques années à un ami.
Cet ami n’achetait que des CD originaux, il était fortement contre la copie. Un beau jour il achète un CD et impossible de l’utiliser dans sa voiture! Les vendeurs de ce CD avaient mis en place une protection contre la copie empêchant l’utilisation du CD sur certains lecteurs. J’ai fait une copie de ce CD en faisant sauter les protections, et lui ai donné cette copie. Ainsi il pouvait utiliser son CD normalement.

Un autre exemple dans le domaine de l’informatique. J’achète un jeu protégé mais impossible de l’utiliser car j’avais un lecteur CD SCSI. J’utilise à la place un lecteur IDE ça marche. Problème: impossible de jouer sans connexion internet, et comme j’avais beaucoup de problèmes avec ma connexion, impossible de jouer au jeu que j’avais payé! Finalement j’ai mis en place un “crack” permettant d’enlever les protections. Soulagement! Le jeu démarre plus vite, n’a même pas besoin qu’on mette le CD dans le lecteur, n’a plus besoin de connexion Internet.
La version piratée du produit que j’utilisais marchait mieux que l’original. (Pourquoi payer, attendre que le jeu sorte en Suisse, se déplacer au magasin pour avoir moins bien?)

Qui connait les DRM?
Les DRM sont une protection sur votre musique, votre film permettant l’utilisation que sur des lecteurs “approuvés”. Par exemple je ne pouvais utiliser la musique achetée sur iTunes que sur mon lecteur Apple.
J’achète une musique, et je me retrouve bloqué dans mon utilisation. Je ne peux pas l’utiliser à l’étranger parfois. Je ne peux pas prêter cette musique (comparez aux CD ou DVD que je peux prêter à un ami). Je ne peux même pas la mettre dans ma voiture, sur ma chaine stéréo car non approuvée par Apple. Je paye pour quelque chose et j’ai une qualité et facilité d’utilisation qui est moins bonne que la version piratée. WTF??

La version piratée revient à aller sur un site, entrer le nom de la musique, cliquer sur le lien, attendre dix minutes, et je peux la lire sur tous les lecteurs MP3!

Ultraviolet, qui connait cette technologie?
http://en.wikipedia.org/wiki/UltraViolet_%28system%29
A la base c’est une très bonne idée, l’utilisateur qui achète un média physique peut regarder une version non physique partout!
Mais ça se corse…
– Parfois: désolé vous ne pouvez pas utiliser Ultraviolet depuis la Suisse (Hein??? J’ai acheté un film qui me dit sur l’étiquette que je peux charger la version numérique.)
– Désolé vous ne pouvez pas utiliser Ultraviolet sur votre Linux (Quoi?? Faut avoir du matériel certifié DRM-Ready??). Ca ne marche pas sur mon iPad??
– Vous payez plus cher! Hein?? J’achète une œuvre et je dois payer plus cher car je veux la regarder sur mon matériel?? C’est prévu combattre le piratage??

Un autre exemple amusant. Je suis un utilisateur de SwissTV. C’est une société Suisse qui fait un excellent produit. Malheureusement ce n’est pas eux qui font les règles!
Par exemple pour un film en particulier je paye
– Location CHF : 5.90.-
– Achat CHF : 22.90.-
Bon le prix est un peu haut je trouve – sur un réseau P2P c’est moins cher. Mais vous ne devez pas attendre 1-2 heures avant de voir le film.
Par contre c’est plus gênant quand j’achète le film car:
– J’achète un film et je ne peux pas le prêter!
– Pas la possibilité de voir le film depuis l’étranger.
– Je ne peux regarder le film que sur ma box SwissTV. Et si je veux le montrer à mon fils dans ma voiture? Et si je veux le regarder sur mon portable?
– L’achat est limité à une année!!! (Je ne sais pas si cette règle a changée)
– Je n’ai même pas accès à plusieurs langues. (J’aime bien regarder des films en anglais.)

En P2P par contre il n’y a pas ces limitations, et le film est accessible avant!

L’acheteur honnête se retrouve avec un produit qu’il paye plus cher, qu’il a plus de difficulté à utiliser partout, qui marche moins bien. Il n’y a pas un problème ou l’acheteur “honnête” se retrouve avec un produit moins bon? Celui qui “joue le jeu” se fait arnaquer par celui qu’il est supposer aimer!

Coupable sauf preuve du contraire

Quand je vais en vacances, j’achète de temps en temps un pull, un pantalon, et divers produits – comment je peux reconnaitre qu’un produit est “contrefait”, comment je peux reconnaitre une marque?
En Suisse on a de la chance car notre objet sera détruit (la loi vient de changer), pas d’amende, pas de punition.
En France par contre on va vous détruire l’objet et vous faire payer une amende correspondant au prix de l’original? Mais ça va la tête?? Et le préemption d’innocence?? Ma femme est assez forte à reconnaitre les marques, mais pour ma part je ne vais pas reconnaitre qu’un objet est une copie de marque. Est-ce que je dois suivre une formation spécifique en reconnaissance de marques avant d’acheter un objet?

On a la même chose dans le domaine de l’Internet. Je regarde une vidéo en streaming, mais est-ce que j’ai le droit de la regarder, est-ce que les droits ont été payés.

Si j’utilise “Pirate Bay”, est-ce que je suis dans l’illégalité? Charger c’est légal en Suisse, partager certains trucs c’est illégal.
Quand je regarde Zattoo (qui diffuse en P2P), est-ce que j’ai le droit d’utiliser ce service?

La personne qui prend de la copie doit-elle être formée à reconnaitre que c’est une copie illégale? Comment peut-elle savoir qu’elle a affaire à un site qui n’a pas payé de droits? La “présomption d’innocence” voudrait qu’elle ne soit jamais embêtée.

Évolution en Suisse

Une des chances que nous avons en Suisse, c’est d’avoir relativement peu de lobbys tournant autours de la musique. Le peuple est ainsi capable de contre-balancer le protectionnisme de certains groupes. Nous avons aussi une culture de l’OpenSource, de l’ouverture des données assez avancée par rapport à d’autres pays. La Suisse est un environnement favorable à l’évolution et un terrain fertiles à des entreprises qui peuvent se construire sur cette base.

Actuellement le chargement d’œuvre protégées par les droits d’auteurs est légal en Suisse même si la plateforme n’a pas payée de droits. La préemption d’innocence et l’intérêt de l’individu passe avant le droit de certaines entreprises principalement américaines. Suisa qui un temps voulait nous persuader du contraire a un avis un peu plus mitigé. Je crois qu’ils ont compris que l’on ne pouvait pas aller à contre-courant de l’évolution et de la “génération X, Y“.

L’upload d’œuvre protégées sans payer de droits (donc le P2P) reste interdit.

Il y a actuellement beaucoup de discussions sur la mise en place d’une licence universelle http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/dokumentation/mi/2012/2012-08-09.html. Selon certains échos, cela viendrait avec le droit d’uploader dans un cadre non commercial des médias, donc d’utiliser le P2P.

Conclusions

Pour résumer

  • Interdire est inutile, la technologie aura toujours un pas d’avance.
  • Il y a beaucoup d’argent autour du piratage, autant qu’il parte dans la poche de l’artiste.
  • Ce n’est pas au consommateur, mais à l’industrie de s’adapter. Un produit est fait pour le consommateur, le consommateur n’est pas fait pour un produit. (Premier chapitre des livres de marketing, adapter votre produit au consommateur.).
  • Le consommateur veut le meilleur produit, et quand le gratuit est mieux que le payant, on peut difficilement le forcer à consommer une moins bonne qualité.
  • La génération X et bientôt Y, soit ceux étant nés avec le numérique et Internet, vont prendre de plus en plus de pouvoir, rien ne pourra les arrêter comme c’est eux qui vont faire et subir les lois.

C’est pour cela que je propose que la Suisa mette en place une plateforme de téléchargement gratuite seulement pour la Suisse, avec possibilité d’ouverture à d’autres pays ayant fait les démarches pour en profiter. Cette relation permettrait d’ailleurs de faire connaitre et mettre en avant nos catalogues et nos musiciens chez nos partenaires.

  • Les utilisateurs vont se tourner vers cette plateforme étant donné que la qualité est plus élevée que les autres plateformes (et que l’artiste sera récompensé).
  • Contrôle des revenus générés au travers de la publicité par cette plateforme qui peuvent ainsi être reversés aux ayant-droits. Cela veut dire plus d’argent pour les artistes!
  • Mise en place des produits dérivés à l’exemple de la possibilité d’acheter un CD, de soutenir un artiste. On peut imaginer que le soutiens soit même public “Facebook: Henri vient de donner 10.- à Renaud après avoir chargé son album car il est un fan!”. “Robert vient de donner 500.-, il va pouvoir venir voir son artiste après un concert à Lausanne en VIP.”
  • Possibilité de mettre en avant des artistes Suisses. Vous aimez cet artiste, vous allez certainement aimer cet artiste Suisse.
  • Possibilité de mettre en avant des représentations d’artistes ou faire appel au crowdfunding d’évènements. Je suis prêt à acheter un billet x.- si tel artiste vient faire une représentation à Genève.
  • On est un pays qui est adapté pour ce type d’évolutions!
  • On exporte et fait connaitre nos artistes!

Il y a un coup de maitre à jouer, et j’espère que la Suisse sera la première à le faire.

Flir (I7) Some Analysis

Introduction

I’m the proud owner of a Flir I7 Infrared camera.

With this nice camera, you can take 120×120 infrared pictures. These pictures are saved in an internal SD-Card. You can connect this camera to you computer.

On the picture, you can see the temperature of a 120×120 pixels area. You have a crossbar in the middle where you can see the temperature of the center. You have a scale at the bottom and the Flir logo on the top right.


Nice! Great! A pretty good camera for an expensive, but decent price.

 

My issue

Sadly the resolution is not high, and 30% of the image is covered by useless things (The logo, the temperature, the scale and the date).

It seams that the provided software can “take these things out of the interesting part”, I have not been able to test this software.

My configuration
– I’m on Linux, and the provided software only works on Windows (Not even on Mac…)
– I have a Windows in Virtual Box, but the provided software crashes!!! You can download a more recent version on the web site, but this version only loads images directly from the camera (and it doesn’t work for me), or from the SD-Card (and the SD-card is not mounted/accessible through my Windows).

Basically the Flir Team doesn’t seam to be able to write a correct software.

 

Goal

My goal is to be able to extract the original image without all the useless things (Logo, …) on Linux. You can probably use the same software on mac.

The provided software should be compatible with other models. (The old 120×120 and the new 140×140 Flir i7, Flir i5, Flir i3, and probably other models.)

 

Analysis

Let’s first analyze the JPG image.

> jhead IR_0248.jpg
File name : IR_0248.jpg
File size : 36197 bytes
File date : 2012:02:11 14:17:08
Camera make : FLIR Systems AB
Camera model : FLIR_i7
Date/Time : 2012:02:11 14:17:08
Resolution : 240 x 240
Focal length : 6.7mm
Exposure time: 0.031 s (1/32)
Focus dist. : 1.00m

Nothing really interesting here.

 

If you open this image with an hex editor (GHEX), you will see a PNG header.

#89 50 4E 47 0D 0A… PNG…

Flir have inserted a PNG image in your JPG image, interesting! This image is not visible when you use a normal viewer.

I can find the position of this PNG segment using
> strings -a -3 --radix=d IR_0248.jpg | grep PNG
8035 PNG

So my PNG image is starting at position 8034. Before the PNG segment you have a character “0x89”.

Let’s extract this PNG image
tail --bytes=+8035 IR_0248.jpg > t.png

And let’s get some information about this png file.

> file t.png
t.png: PNG image data, 120 x 120, 16-bit grayscale, non-interlaced
Data is stored on 16 bytes (A value between 0 – 65535). The image size is 120×120 as expected, it’s the size of my camera.

It’s looks really interesting, the temperature levels seams to be wrong, but you can recognize the original image without the added information (logo, …).

Let’s convert the PNG file to a raw file. This file will contains the first pixel in the first two bytes, then the second pixels in the two next bytes. The size of the file is 120*120*2 bytes.
> convert t.png -depth 16 gray:t.raw

0xa730, 0x9830, … seams to be the temperature of 20,3°c
We see that bytes are inverted (little endian), but after comparing different image, we cannot just rely on this information.
Let’s analyze the JPEG file again

 

If you open the file with an HEX editor (ghex2), you will see that the format of a JPEG file is
0xFF D8 E0 00 {2 bytes size of segment 1} [name and data of segment 1] {2 bytes size of segment 2} [name and data of segment 1]

Analyzing one of my files I have
0x0006: JFIF : Just a header
0x0018: Exif : This header is “classical” and contains description about the image. Date, camera brand and model, width and height, etc..
0x0e2a: FLIR : This header looks really interesting, this is where you have the PNG file and other data. This header is specific to FLIR, it means most of the viewer just ignore it.
0x4e02: Other data

 

We will focus on the FLIR segment.

I have first “analyzed” the file with PhotoMe, we see 10 “Manufacturer notes” segments.
0x01: Rational -> That’s the maximum temperature in the image in °K
0x02: Rational -> That’s the minimum temperature in the image in °K
0x03: Rational -> 0.8, 0.95 ??
0x04: Rational -> 250 – Always the same, perhaps the minimal “reliable” temperature of the camera
0x05: Rational -> 523 – Always the same, perhaps the maximum “reliable” temperature of the camera
0x06: Rational -> 273 – Always the same, it’s perhaps temperature 0°C
0x07: ASCII -> 00000
0x08: ASCII -> 0000
0x09: Undefined -> Binary
0x0A: Long -> 1 – Always the same

 

To better understand the Exif/FLIR format, you can read this PDF: DC-008-2010_E.pdf
This chapter explains how a data is structured in this FLIR segment: 4.6.2 IFD Structure
Bytes 0-1 Tag — Bytes 2-3 Type — Bytes 4-7 Count — Bytes 8-11 Value Offset

So if I take the first segment of one of my files:
Tag: 0x 00 01
Type: 0x 00 00
Count: 0x 46 46 46 00
Value offset: 0x

 

 

TO BE CONTINUED